Création des vitraux de la chapelle Saint Symphorien, Puylaroque

2025

Chapelle Saint Symphorien (MHI), Puylaroque — Tarn-et-Garonne

Création d’un ensemble de vitraux contemporains pour la chapelle Saint Symphorien de Puylaroque (Tarn-et-Garonne), ancien prieuré inscrit aux Monuments Historiques. Le projet s’inspire des peintures murales bleu et blanc des voûtes et des paysages alentour, sur le thème « Entre ciel et terre, entre terre et eau ». Verre soufflé plaqué de Saint-Just gravé à l’acide, peint au jaune d’argent et à la grisaille, et doublé d’un panneau sérigraphié créant des jeux d’ombre et de relief.

Date de réalisation : 2025

Maître d'ouvrage : Mairie de Puylaroque et Mairie de Caylus

Réalisation : Atelier Nicolas Charles

La chapelle Saint Symphorien de Puylaroque (Tarn-et-Garonne), ancien prieuré niché dans un vallon, conserve sur ses voûtes des peintures murales géométriques où dominent le blanc et le bleu, ponctués de quelques touches de jaune et d’orangé. Patinées par le temps, elles évoquent une broderie et de subtils dégradés de gris, comme les ombres d’un drapé. Ce vocabulaire, prolongé par les paysages alentour — les sillons d’un champ de colza dessinant la trame d’un tissu, un « drapé végétal entre terre et ciel » — a guidé la création des vitraux, placés sous le thème « Entre ciel et terre, entre terre et eau ».

Les maquettes reprennent le code couleur des voûtes (blanc et bleu), en écho aussi à l’iconographie de saint Symphorien, liée à l’eau et aux sources guérisseuses. Les vitraux ont été réalisés en verre soufflé plaqué de la verrerie Saint-Just, gravé à l’acide (bleu sur blanc) puis peint au jaune d’argent et à la grisaille sur les fonds bleus. La fabrication a combiné sérigraphie et gravure : pour chaque baie, deux typons à l’échelle 1 — l’un pour les noirs tirés à la grisaille, l’autre pour la gravure à l’acide — et une encre de protection sérigraphiée appliquée avant l’attaque acide.

Chaque vitrail associe deux panneaux. Le panneau avant, en verre soufflé plaqué gravé, est doublé d’un second panneau en verre float extra-clair (4 mm) sérigraphié à la grisaille noire Debitus. Placé à l’arrière, ce doublage protège les verres gravés et, selon l’intensité de la lumière au fil de la journée, projette moirages et ombres portées qui donnent du relief au vitrail. Les verres sont sertis au plomb et masticés au silicone neutre ; les deux panneaux sont ensuite superposés et scellés en périphérie par un ruban d’aluminium, lui-même protégé par un ruban adhésif tressé.