Restauration du vitrail de Pierre Soulages (baie n°48), Abbatiale de Conques
Restaurer la lumière d'un verre unique
Abbatiale Ste Foy de Conques, Aveyron.

Endommagé lors de travaux de couverture, ce vitrail réalisé par l’atelier Fleury a été restauré par l’atelier Nicolas Charles. Les lames de verre à remplacer ont été prélevées sur des plaques d’origine conservées au musée Soulages de Rodez, en respectant la granulométrie et les nuances de translucidité propres à ces verres uniques, fabriqués artisanalement en Allemagne dans les années 1990. Verres coupés à la main, plombs d’origine réemployés.
Date de réalisation : 2026
Maître d'ouvrage : Mairie de Conques-en-Rouergue / Drac Occitanie
Conseil : Musée Soulages, Jean-Dominique Fleury, atelier d'origine
Réalisation : Atelier Nicolas Charles
Restauration d’un vitrail de Pierre Soulages, (baie n°48) réalisé par l’atelier Fleury.
Suite à un accident de travaux récents sur la couverture de l’Abbatiale, des lames de verres ont été endommagées sur cette baie et l’atelier Nicolas Charles a été missionné pour les restaurer. Le panneau bas a été déposé puis transporté dans les réserves du musée Soulages à Rodez pour selectionner des plaques de verre d’origine, conservées au musée, afin de prélever les lames à remplacer. Les morceaux ont été sélectionnées afin de respecter la granulométrie et les nuances de translucidités des éléments endommagés. Les verres ont été coupé à la main. Les plombs d’origine, en très bon état, ont été réemployés.
La fabrication par l’atelier Beukeboom d’un laminoir, permettra de fabriquer le plomb « Soulages », aux dimensions inhabituelles, lors de futurs besoins.
Les plaques de verres Soulages ont été fabriqué en Allemagne à la fin des années 80, début 90, de manière artisanale. L’épaisseur de ces plaques est variable (de 5 à 15mm) et ne sont pas parfaitement planes. Elles sont pensées pour présenter des nuances de translucidité et de diffraction lumineuse. Pour se faire, de la fritte de verre incolore était fondue pour obtenir une plaque. Plus le grain de verre est fin, plus le verre devient laiteux. Plus le grain est gros, plus le verre devient translucide, voire transparent. Pour conserver ces nuances, le verre est fondu à une température précise. À température trop basse, le verre est friable. À température trop haute, le verre s’uniformise et les nuances de translucidité disparaissent. L’atelier Fleury a réalisé de nombreuses courbes de cuisson pour obtenir ces effets uniques tout en conservant ces variations de granulométries si particulières qui difractent la lumière.
Merci à la mairie de Conques, Agathe de Maupeou, le musée Soulages, JD Fleury et la Drac Occitanie pour leur confiance et m’avoir permis de travailler sur ces vitraux et ces verres uniques.













